Le corpus francophone a été constitué, pour cette première version, à partir des articles publiés dans la revue Recherches en didactique des mathématiques. Il sera complété par la récolte de définitions dans la collection associée et les actes d'écoles d'étés. Toutes autres contributions sont bienvenues soit sous la forme de commentaires à la suite des définitions, soit sous la forme de nouvelles définitions (voir l'encadré ci-contre).

This first version is mainly the result of a reading of the journal Recherches en didactique des mathématiques. English translation are added based on what is available in books and journals. Contributions are welcome either as comments to the posts or as suugestion (see the frame on the right hand side).
[Draft of the English version]

Esta primera versión es esencialmente el resultado de una lectura de la revista Recherches en didactique des mathématiques. Se complementará con las traducciones publicadas en libros y revistas. Las contribuciones son bienvenidas, ya sea como comentarios siguientes definiciones, ya sea como nuevas definiciones (ver cuadro aquí-contra).

Nicolas Balacheff, CNRS, LIG Grenoble

2012/12/10

Obstacle épistémologique

(1) "C'est en termes d'obstacles qu'il faut poser le problème de la connaissance scientifique. Et il ne s'agit pas de considérer les obstacles externes, comme la complexité et la fugacité des phénomènes, ni d'incriminer la faiblesse des sens et de l'esprit humain : c'est dans l'acte même de connaître, intimement, qu'apparaissent, par une sorte de nécessité fonctionnelle, les lenteurs et les troubles. C'est là que nous montrerons les causes de la stagnation et même de la régression, c'est là que nous décèlerons des causes d'inertie, que nous appellerons obstacles épistémologiques" (Bachelard 1938 p.13)

(2) " [...] un obstacle épistémologique est constitutif de la connaissance achevée, en ce sens que son rejet doit finalement être incontournablement explicité, et par conséquent qu'il laisse des traces parfois profondes dans le système de connaissance [...]" (Brousseau 1983 p.195)

(3) "C'est donc dans l'évolution des champs sémantiques du langage  mathématique que se situent les obstacles épistémologiques ; ils sont définis en tant qu'objets mathématiques des champs sémantiques précédents et peuvent être utilisés dans la construction syntaxique du nouveau langage. Ce nouveau langage est alors spécifié par rapport à une certaine base de problèmes (supposés inabordables dans le langage antérieur)." (Spagnolo 2006 p.153)  

English : Obstacles of epistemological origin
(1) “Obstacles of really epistemological origin are those from which one neither can nor should escape, because of their formative rôle in the knowledge being sought. They can be found in the history of the concepts themselves. This doesn’t mean that we must amplify their effect or reproduce in the school context the historical conditions under which they were vanquished.”(Brousseau 1997 p.87)

(2) “[...] an epistemological obstacle constitutes a part of complete knowledge in the sense that its rejection must finally be made incontestibly explicit, and in consequence that it leaves marks, deep at times, in the system of knowledge” (Brousseau 1997 p.97)

1 commentaire:

  1. Théo Rifortel9 mai 2014 à 08:15

    "La problématique des obstacles épistémologiques a répondu en didactique à un besoin de prendre en compte les discontinuités nécessaires de l'apprentissage et de se doter d'instruments pour les travailler. L'existence de telles discontinuité est évidente en analyse mais elles y sont de nature diverse et il nous semble plus productif, aujourd'hui, pour avancer dans la compréhension de ces discontinuité de les penser en termes de reconstructions, d'évolutions de rapports à des objets, en se libérant, en quelque sorte, des contraintes à la fois théoriques et méthodologiques que fait peser sur le travail didactique un attachement trop fort à la notion d'obstacle épistémologique" (Artigue 1998 p.238)

    Artigue M. (1998) L'évolution des problématiques en didactique de l'analyse. Recherches en didactique des mathématiques 18 (2) 231-261

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